Roulements de tambour, trompettes et cotillons : z’Homme a officiellement fait son entrée dans l’ère numérique. Il a rentré tous ses rendez-vous sur son smartphone ! Oui, Madame. Bon, je l’ai un peu énormément poussé, mais c’est surtout la bagnole qui a fait basculer la matrice. Explications en 5 actes.
1. L'objet du délit : le Saint-Graal en skaï
Pour bien comprendre le niveau du miracle, il faut planter le décor. Z’Homme avait un précieux : un agenda papier en skaï noir. Attention, pas le truc publicitaire que te refile le Crédit Mutuel, non. Le vrai bel agenda Exacompta acheté chaque année religieusement à la papeterie du coin. Il y notait ses réunions pros, ses matchs de padel et ceux de la Coupe du Monde. Dans cet ordre.
2. Moi, le Calendly humain
Les invitations, les anniversaires de potes, les repas de famille ? Ignorés dans THE Agenda. Résultat : c'est moi qui me tapais la charge mentale de tout noter et de lui faire des rappels à J-15, J-7, J-1 et H-1. Un vrai Calendly humain avec option rappel et pense-bête. Malgré ça, on frôlait les 80 % de taux d'échec parce que : « Ah bon, on avait un truc ? Mince, j'ai prévu un padel. » Chez z'Homme, la règle était simple : si c’est pas écrit au stylo Bic dans THE carnet, ça n'existe pas.
3. La double comptabilité (ou l'enfer sur Terre)
Pour sauver notre vie sociale, j'ai tenté la double compta : je recopiais notre iCal commun dans son agenda papier. Sympa, non ? En même temps, ça sert à quoi une femme si elle te rappelle pas les rendez-vous ? Le petit hic, c'est que cette méthode exigeait la présence physique de l'objet. Autant dire que notre système de synchro est passé plus d'une fois en mode hors-ligne. Sans oublier que je devais tout refaire au Tipp-Ex à chaque changement dans le planning. Bref, c’était comme revenir au filaire quand t’as un smartphone.
4. L'élément déclencheur : le passage à une seule voiture
Et puis est arrivée ... la cession de ma jolie Fiat (dont je parle ici) – et le subséquent partage de la désormais seule et unique voiture familiale. Action, réaction : j'ai créé un calendrier partagé sobrement intitulé « Voiture partagée », c’était pas le moment d’être subtile. Ça a donné lieu à une gymnastique de haute volée : doigt mouillé pour tourner les pages du carnet, suivi du même doigt baveux pour checker la bagnole sur iCal. On aurait dit un moine copiste qui découvre la 5G. Tout simplement bouleversant !
5. Le bug dans la matrice
Le drame est arrivé lors d'un changement de date. Mon calendrier électronique s'est mis à jour tout seul, mais THE agenda n'avait pas de fonction Bluetooth. Face à son carnet, z’Homme ne savait plus ce qui était annulé ou reporté et il a craqué. THE agenda est donc officiellement devenu obsolète. Et moi j’ai fait la danse du ventre. En secret.
Épilogue : z'Homme fait sa courbe de deuil
Aujourd'hui, z’Homme a basculé sur iCal. Bon, il continue de trimballer son agenda papier avec lui, comme un doudou ou une relique dont il n'arrive pas à faire le deuil (j'envisage sérieusement une cérémonie de crémation dans le jardin). Mais le meilleur, c'est l'autre soir. Il rentre de son footing les yeux brillants : « Tu devineras jamais ! Un client m'a appelé pendant que je courais, et j'ai pu lui caler un rendez-vous direct parce que j'avais mon agenda sur le téléphone ! ».
De rien mon gars.
PS : on passera sur le fait de répondre à un client en plein footing, c'est un autre débat. Qui vaudra bien un billet, le moment venu.





0 commentaire