Horaires flottants

Les congés scolaires font flotter sinon un vent d’allégresse (faut pas exagérer, c’est encore l’hiver !), du moins un soupçon d’insouciance dans les chaumières. Finis les devoirs à superviser, les cahiers à signer, les sacs à vérifier, les goûters à préparer ET SURTOUT, les horaires à tenir.

C’est drôle comme le fait de ne pas devoir adopter un horaire strict de couchage le soir et donc de pouvoir se réveiller plus tard le matin met toute la famille de bonne humeur. Par « toute la famille », j’entends essentiellement l’ainé et moi, grands noctambules devant l’éternité et souffrant d’un manque de sommeil chronique quand le réveille-matin vient à sonner. Oui, je sais, le mot est franchement dépassé mais, hélas, pas le concept. Or c’est bien connu, le matin, le lit est le meilleur ami de l’homme (et de la femme). Alors la sonnerie de l’iPhone a beau être « zen » elle ne saurait nous faire oublier cette triste réalité : chaque jour pour gagner sa vie (ou aller à l’école) faut se lever.

A noter que ce problème ne concerne ni z’Homme, qui se lève aussi tard qu’il se couche, ni le benjamin qui se lève aussi tôt qu’il se couche, ni la cadette qui est étonnamment en forme malgré un réveil aux aurores nécessaire à l’accomplissement de son « rituel du matin ».

Quant à moi, arrivés les congés scolaires, je jubile : c’est que je peux enfin me lever à 8h en pleine semaine ! Bon ça c’est quand il faut pas amener le petit au centre de loisirs ou au service des sports. Moyennant quoi, il faut tout de même se lever plus tôt et s’habiller illico. Et puis stresser un peu le petit pour qu’il finisse sa tartine et qu’il arrête de poser des questions.

Mais sinon, je peux travailler en pyjama. La classe. Du moins si je ne dois pas voiturer l’ainé chez sa petite amie ou accueillir les copines de la cadette. C’est fou les visites qu’on reçoit les jours de vacances. Ca sonne sans discontinuer. Et passé 9h du matin, le pyjama ça fait très vite douteux chez une maman.

En vacances, les horaires des repas sont plus fluctuants. En théorie on n’est pas obligés de manger à 12h15 pétantes. Sauf que c’est l’heure à laquelle les enfants ont faim. Et le soir rebelote à 19h. Du coup, je suis d’astreinte à ces horaires. Seule consolation : ils m’aident à débarrasser vu qu’ils n’ont pas l’excuse des devoirs. En général.

Finalement, le vrai luxe des vacances scolaires c’est de ne pas avoir l’œil rivé à la pendule. Surtout le matin.

Car comme dirait mon père : l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, c’est une connerie. Prenez les éboueurs.