Petite étape, grosse fatigue

Demain petite étape, seulement 24 km en vélo soit 2 heures grand max. Finger in the nose. Ça tombe bien : il y a une grosse fatigue dans l’air. Mais c’est compter sans les ardeurs cyclonomades de z’Homme.

Z’Homme annonce : « Debout à 7h30 demain. » « Reibel »lion générale :
« Trop pas, on veut dormir nous ! » bougonne l’ado.
« Ben moi je veux arriver. En plus, il va faire beau » répond z’Homme, inflexible.
« Le rapport ? » (ado, agacé)
« Je veux m’allonger au soleil, pas faire du vélo toute la journée » (z’Homme, imperturbable)
« N’importe quoi ! Si on part à 11h on arrivera à Bratislava pile poil à l’heure du repas » (ado, affamé)
« Bien sûr, manger c’est la seule chose qui t’intéresse. Et si on crève en chemin, hein ? » (là, il parle des pneus)
« Abuse » (ado, désabusé)
« J’ai vu qu’il y a un terrain de beach volley ; on pourra se baigner dans le Danube » (z’Homme, rêveur)
« LoL » (ado, blasé)
« Faut partir tôt pour arriver tôt » (z’Homme, toujours dans sa logique)
« Arrête, on dirait Sarko, travailler plus pour gagner plus » (ado, ironique)
« Allez extinction des feux, faut être en forme pour demain. » (z’Homme, toujours à fond)
« Ben moi je fais pas de volley avec toi si je dois me lever à l’aube » (ado, dans sa logique à lui)
« C’est pas cool de faire du chantage » (z’Homme, vexé)
« Et si je me crève en chemin ? » (là, il parle pas des pneus)
J’aurais bien envie de dire 1 partout, balle au centre mais je me tais.

Comme dirait mon père : il faut savoir choisir ses batailles.