Le Club des 5 en vélo

Quand on part sur les chemins à bicyclette, le plus ardu n’est pas de parcourir 40 km en moyenne, mais de synchroniser cinq paires de guibolles. Car, comme dirait mon père, plus on pédale moins vite, moins on avance plus lentement.

On a repris les vélos. Certes, pour la 7ème journée consécutive, avec 200 km dans les pattes. Après même pas 5 km, le petit chouine : « J’dois faire pipi ». On serre les dents et on s’arrête près d’un buisson. Z’homme maugrée : on vient de faire chuter notre vitesse moyenne, qu’il traque sur sa super montre-chronomètre-GPS. Important, la moyenne. Mais heureusement, c’est les vacances, donc c’est moins vital que d’habitude.

Quelques boucles (le long du Danube) plus tard, c’est la cadette qui a soif et bien sûr les gourdes sont à sec. Je demande « Qui a oublié de les remplir ce matin en partant ? », « Pas moi » répondent en cœur les intéressés. Heureusement, c’est les vacances, donc on reste calme.

On s’arrête dans une Gasthof pour réhydrater tout le monde. Z’homme ne dit rien mais il a sa mine des mauvais jours. Il reste d’ailleurs en selle, prêt à repartir. On arrive tout de même à pédaler près d’une heure sans encombres quand le grand demande « On arrive quand ? J’ai une dalle d’enfer », refrain aussitôt repris en chœur par les deux autres. Je crois que si c’était possible, il se prendrait un vélo dans la figure. Mais heureusement, ce n’est pas possible (à cette vitesse) et puis d’ailleurs, c’est les vacances.

On négocie encore quelques kilomètres de bitume avant de faire une halte. Bien sûr, on ne s’est guère rapproché de l’objectif mais c’est les vacances, hein ?