Faites des pères

Après neuf mois de bons et loyaux services et le SAV qui accompagne la naissance d’un petit bout, on peut raisonnablement espérer se faire appeler « maman » dès que bébé est en âge d’aligner deux syllabes. C’est à dire assez vite. C’est pas trop demandé, non ?

Bah faut croire que si. Le premier mot que disent tous les bébés, mais absolument tous, je te le donne en mille, c’est « pa-pa ». Oui, je sais, la vie est injuste et les enfants ingrats. Je suis passée par là trois fois. Aucun d’eux ne m’a nommée en premier.

Par contre, et là c’est flippant, une fois qu’ils ont prononcé « maman », ce mot devient la base de leur vocabulaire, toutes leurs demandes commencent par ce sésame, comme par exemple : « maman pipi » ou « maman gâteau » et toutes les variations autour du thème alimentaire volontiers inépuisable, sans oublier bien sûr l’incontournable « maman caca ».

Quand les enfants grandissent, ce mot-clé reste omniprésent, on ne change pas une équipe qui gagne. Les besoins se précisent et les phrases s’allongent, tout simplement : « Maman t’as déjà lavé mon jeans slim taille haute remonte fesses délavé gris, tu vois lequel ? » ou « Maman tu peux me conduire chez ma copine, genre dans trois minutes ?», sans oublier le célèbre mantra « Maman, j’ai faim, quand est-ce qu’on mange ? ».

Alors je me suis posée une question : pourquoi le mot papa se retrouve tellement moins souvent dans la bouche de nos enfants que le mot maman ? Depuis hier, j’ai trouvé la réponse : c’est parce que les enfants apprennent très vite à contextualiser (si tu comprends pas, tu m’envoies un message en MP je t’explique).

Quand ils associent le mot papa à une demande, le temps de réaction est, au mieux, lent, au pire, inexistant. La même demande avec le mot maman suscite une action-réflexe immédiate, même en plein milieu de la nuit, même pendant un match de foot. Par contre, associer Papa à Bonne Fête provoque une réponse positive instantanée.

Tu ferais quoi à leur place, toi ?

Laisser un commentaire