Papy fait de la résistance à Facebook

Papy fait de la résistance à Facebook

11 mai 2016 3 Par Barbara

T’as déjà expliqué à un retraité comment se servir de Facebook ? Si la réponse est non, ne change rien, surtout si l’aïeul est encore nostalgique de sa machine à écrire (tu sais, le gros engin avec ruban encreur qui fait un bruit de mitraillette ?)

S’il est passé à l’ordi et a compris que le retour chariot est désormais remplacé par la touche enter, tu peux tenter le grand saut. À tes risques et périls. C’est ce que j’ai fait avec mon septuagénaire préféré. Morceaux choisis :

Papy :
« Comment je fais pour retrouver un ancien collègue ? »
Moi :
« Tu écris son nom dans le champ de recherche, tu sais la bande blanche tout en haut, avec la loupe à droite ?»
Silence intersidéral – il cherche ses charentaises ou quoi ? – puis bougonne :
« Je le trouve pas »
« Envoie-lui un mail pour lui demander son pseudo Facebook »
« Et si j’ai pas son adresse mail ? »
« Tu l’appelles »
« Et s’il répond pas ? »
« C’est qu’il est déjà mort. Nan, j’déconne papy ! »

Papy :
« Pourquoi je dois mettre J’aime si j’aime pas ?
Moi :
« On dit pas mettre j’aime mais liker et ça veut pas dire qu’on aime, juste qu’on a vu »
« Quelle connerie ce truc ! »
« Figure-toi que maintenant tu peux mettre un émoticône pour nuancer ton avis »
« Un QUOI ? »
Comme je ne sais pas s’il est lent de la comprenette ou dur de la feuille, je la joue à la Bardot :
« Tu likes ou tu likes pas, si tu likes c’est bien, si tu likes pas c’est bien aussi, si tu likes c’est tant mieux, si tu likes pas c’est tant pis, ou tu likes ou tu likes pas. Tu me suis ?»
« HEIN ??? »

Papy :
« J’étais ami avec ma petite-fille mais je ne la trouve plus, comment ça se fait ? »
Moi :
« Elle t’a unfriendé. »
« Gné ? »
« Me dis pas que t’as écrit sur son mur ? »
« Gné gné ? »
« T’as posté une photo de vous deux et tu l’as taguée ? »
« Gné gné gné ? »
« Par hasard, tu lui aurais pas écrit un truc qui finit par LoL, HEIN PAPY  ??? »

Papy :
« Et pour Touiteur ? Qu’est-ce qu’on fait ?
Moi :
« Une pause, papy, une pause. »