Descente alimentaire

Descente alimentaire

2 mai 2015 2 Par Barbara

Ça y est, j’ai commencé ma descente alimentaire pré-jeûne. Rassurez-vous : c’est aussi désagréable que ça en a l’air. Parce que rien manger (comme dans pas du tout) pendant une semaine ça peut paraître ardu, mais manger de moins en moins quand tout le monde s’empiffre autour de vous, limite ça mérite une médaille ! Mais pas en chocolat.

On nous a demandé de passer direct végétalien 6 jours avant le début du jeûne. Alors supprimer la viande, pas de problème : je suis végé sur les bords. Même si les bords sont larges – parce que je suis aussi un peu alsacienne et ça c’est un gros handicap question végétarisme. La cochonnaille, ça fait partie de notre ADN, et maintenant qu’on partage la même région que la Lorraine, je peux enfin avouer aimer leur Quiche sans passer pour une tarte. Mais revenons à nos moutons, enfin plutôt à nos vaches à lait, puisqu’il fallait aussi renoncer aux laitages qui, contrairement aux apparences, ne sont pas tout blanc. Jusque là, je buvais du petit-lait, rapport à mon désamour de longue date pour les produits laitiers. Nos prétendus «  amis pour la vie » sont surtout les potes à Danone auxquels je préfère les Pom’Potes quitte à passer pour une gourde. J’ai tout de même pâli quand il a fallu inscrire les fromages sur la liste noire au motif que fromage et lait c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Entre la poire et le fromage, c’est la bonne poire qui gagne et ce n’est pas la Vache qui rit. De toutes façons, déguster de but en blanc un Bleu sans le rouge, c’est faire un repas en demi-teinte. Autant annoncer la couleur et s’en passer complètement. Je ne broyais pas du noir mais je commençais à voir rouge. Surtout quand les greffons se faisaient un Caprice et sortaient de la boîte un fromage pour s’en mettre plein la panse. Je sais, c’est laid.

Là où j’ai commencé à en voir de toutes les couleurs, c’est quand il a fallu éliminer les féculents et les sucres 3 jours plus tard. Avec une tête longue comme un jour sans pain, j’ai regardé la marmaille se gaver de tartines au petit-déjeuner pendant que je mangeais un kiwi pour me mettre au vert. A midi, je les ai laissés se dé-pâtes-ouiller avec le plat de nouilles car mes carottes, les grosses légumes du dessus du panier, étaient cuites et c’était donc râpé pour déjeuner en paix. Au dîner, j’en avais gros sur la patate à les voir s’enfiler une purée et j’avais beau me raconter des salades, je ne salivais pas à l’idée de me faire un chou blanc. C’était la fin des haricots et j’avais encore deux jours à tenir. Sans compter qu’entre le gros rouge et le petit noir, ça faisait beaucoup de plaisirs qui m’étaient sucrés. Je trouvais la note salée et commençait à compter les jours où j’allais passer au jeûne à proprement parler. Se réjouir d’être à la diète, qui eut crû que cela m’arriverait ?