La saison 4 vient de sortir : de quoi rire pendant les fêtes …et après !

La saison 4 vient de sortir : de quoi rire pendant les fêtes …et après !

15 décembre 2018 0 Par Barbara

Dans cette saison 4 des 52 nuances de vie, la digital mother se demande pourquoi sa vie ne ressemble pas à un compte Instagram. C’est vrai ça, pourquoi ?

Alors que z’Homme poste toutes leurs photos de vacances sur Facebook, que le Grand a ouvert une chaîne Twitch pour devenir gamer pro, que Louloute partage ses stories sur Snapchat et que Pioupiou apprend l’histoire de France sur YouTube, elle aimerait contribuer à la web-mania familiale et devenir blogueuse pro. Mais comment concilier l’auto-entreprenariat et la gestion d’une petite entreprise de cinq personnes ?

Comprimé antidépresseur pour mamans effervescentes

Parce que la vie de famille, on ne le dira jamais assez, c’est surtout un panier à linge toujours plein, un frigo toujours vide et rarement le temps de faire pipi tranquillement.
Mais le burn-out maternel n’est pas une fatalité, la preuve en 52 chroniques défatigantes à lire dès les premiers symptômes, chaque semaine pendant un an ou en perfusion pour un traitement de choc. Effet secondaire connu : euphorie. Risque d’accoutumance : élevé.

>>> En bonus : un extrait inédit de la Saison 4 !

Le complexe de Peter Pan

Quand Le Grand a gagné la guerre des boutons et quitté le Neverland de l’adolescence, je me suis dit « ayé, le plus dur est fait. »J’ignorais alors que sur l’échelle de l’évolution, un vingtenaire se situait dans un no man’s land, quelque part entre futur-jeune-adulte et pas-tout-à-fait-ex-ado. La Fée Clochette n’y retrouverait pas ses Garçons Perdus.

Il paraîtrait que l’adulte qui veut pas en devenir un, souffrirait du complexe de Peter Pan. Moi je dirais plutôt qu’il est atteint du syndrome du Capitaine Crochet : allergique au tic tac du réveil et avec une main en moins, celle sur laquelle son portable est scotché. Et puis il vit à tes crochets. Dans tous les cas, on ne parlera jamais assez de la souffrance de la Fée Coachette.

Apocalypse Now

Déjà, à chaque fois que je rentre dans sa chambre, j’ai un haut-le-cœur. Sérieux, tu fermes les yeux, t’es au salon de l’agriculture. Quand il prend sa douche, au grand soulagement de toute la famille, c’est ambiance hammam dans la salle de bains, avec en bonus tous ses poils du jour dans le lavabo et une tasse de café qui traîne là, on sait pas pourquoi et on demande pas non plus.

Ensuite, je rentre des courses passablement énervée pasqu’on est samedi et que j’ai perdu 2 heures 41 minutes de ma vie pour cette tâche domestique dont personne, pas même notre poisson rouge si on en avait un, me sera reconnaissante. [Je sais pas où l’INSEE est allée pêcher que les Français mettent 88 minutes pour faire leurs achats le samedi, mouahahah, z’ont jamais vu un supermarché la veille du week-end ces bureaucrates.]

Paraît-il que certains parents téléchargent des applis pour suivre leur ado à la trace. Moi, je remonte la piste de tout ce qui traîne : une paire de pompes en plein milieu du couloir, une veste sur la rambarde de l’escalier, une serviette encore mouillée sur le canapé, et ça m’amène tout droit à la cuisine où je dépose mes cabas.

Et là, c’est Apocalypse Now. Il y a des traces collantes par terre et des restes non identifiés sur le comptoir de la cuisine. Des aliments logiquement incompatibles traînent en bande sur la table, comme un pot de Nutella et de la moutarde. Ça tombe bien, la colère me monte au nez. L’évier déborde comme si on était en panne de lave-vaisselle. Tu peux me rappeler qui a dit, je cite « les enfants sont des éponges », que je lui prête mes greffons pendant un mois ?

Crevette hydrocéphale

Non, là, le déni n’est plus possible. J’hésite entre repartir faire les courses pour exploser définitivement les statistiques de l’INSEEE ou l’étrangler avec son bracelet de naissance. Finalement, je rentre au pas de charge dans sa chambre où il est occupé à dégommer des ennemis à coups de souris en gueulant dans son casque. Mais je hurle plus fort que lui avec projections de postillons et grands gestes virulents et lui ordonne de nettoyer la cuisine fissa. Et de ranger derrière lui. Et j’en profite pour lui brailler s’il voulait bien grandir un peu pour voir, tout en le traitant de crevette hydrocéphale. Quand je suis fâchée, je fais pas semblant, non.

Il a dû sentir que l’heure n’était plus à la discussion et que même la Communication Non Violente ne pouvait plus rien pour lui. Mais la mauvaise grâce lui colle encore à la peau, souvenir de son adolescence pas si lointaine, et il se lève comme au ralenti de son super fauteuil ergonomique spécial gamer dans lequel il est moulé H24. Il grommelle un truc qui ressemble à « calme-toi » mais pour éviter l’AVC je fais genre j’ai pas entendu.

Promis, je m’ouvrirai les veines que demain.

 

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