Hop hop hop, la Saison 3, et que ça saute !

Sandra gagnante Saison 3 Humour Me

Bon, c’est le printemps paraît-il. J’ai quand même regardé si on n’était pas le 1er avril parce qu’À l’Est rien de renouveau, il avait neigé dans la nuit. Mais c’était bien écrit noir sur blanc sur l’Almanach du Facteur : Saint-Herbert, PRINTEMPS.

J’étais bien obligée de faire confiance au calendrier parce qu’en vrai, quand je suis sortie , entre le givre et le froid mordant, j’ai eu du mal à visualiser les tulipes et les hirondelles. En mode Loi d’Attraction qui s’est fait un big  time lapse, ce début de saison à nul autre pareil m’a rappelé une autre saison aux deux autres pareilles que j’avais oubliée de remettre à l’une des gagnantes… aheum… de l’année dernière. Je sais, n’en rajoute pas. Si je te disais que mon agenda déborde comme un panier de linge sale, tu me dirais  » pfff… et alors ? » Et pour une fois que tu n’es pas de mauvaise foi, tu aurais raison.

J’ai eu un grand moment de solitude en constatant cet oubli, une sidération proche de ce que je ressens quand l’écran me rappelle que « Le mot de passe que vous avez choisi est trop faible ». Ce coup de mou a dû se lire sur mon visage car z’Homme m’a demandé,
– Ça va ?
– Très bien.
– T’es sûre ? T’as pas l’air dans ton assiette.
– Non mais en vrai ça va .
– Ok, mais t’es sûre ? Parce que vraiment t’as pas l’air comme d’hab.
– Non, non, ça va bien, j’t’assure.
– Ok, parce que …
Moralité : en cas de déprime, tu dois en priorité rassurer les autres qui flippent. Du coup, je me suis fait la Méthode Coué pendant 10 minutes : « tout va bien, tout va bien, tout va bien ». Et ça a marché. Pendant dix minutes.

Qui paye ses dettes s’enrichit

Mais encore fallait-il rattraper le coup. Oublieuse, certes, mais pas tricheuse : un dû est un dû et qui paye ses dettes s’enrichit car, c’est bien connu, qui vole un œuf vole un bœuf, etc. J’ai donc pris mon bouquin sous le bras, mon iPhone dans la poche et mon courage à deux mains, et je suis allée porter la bonne nouvelle à Sandra, l’heureuse gagnante de la Saison 3 des 52 Nuances de Vie. Un peu hésitante au départ, elle s’est en effet souvenue du concours, comme d’une vieille tante qui serait décédée il y a quelques années déjà.  » Ah mais oui, bien sûr, le bouquin « . Elle s’est même frappée le front pour faire plus vrai. Après quoi, la glace était brisée (la preuve en photo).

En rentrant, je me suis attaquée à l’écriture de ce billet. En mâchonnant un Carambar qui colle aux dents. Episke j’y suis, je t’offre la blague Carambar du jour :  » Quelle est la femelle du hamster ? « *. T’es encore là ?

*Réponse : l’Amsterdam (bon j’avais prévenu)

Comment un simple bas de jogging peut ruiner tes relations avec ta fille

Humour Me comment un simple jogging peut ruiner tes relations avec ta fille

Comme tu as pu le constater, je ne suis pas une top influenceuse en matière de mode. Avec un budget fringues plus proche de Tati que de Vogue et une nette préférence pour mon bas de jogging, régulièrement élu vêtement de l’année pour son confort inégalé, je pars avec un gros handicap face aux Reines du Shopping.

Même, j’envie secrètement la garde-robe de z’Homme. Pas de robes, jupes, jupe culottes, jeans tailles basses, tailles hautes, slims, trois-quarts, leggins dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Non, pour z’Homme le choix est binaire : chemise + jean OU chemise + pantalon noir. Cette combo gagnante se décline parfois avec un pantalon gris ou marron quand il se sent d’humeur audacieuse. Comme disait Zuckerberg, abonné au sweat à capuche et tee-shirt gris, c’est pour pas fatiguer le cerveau inutilement. Comme ça t’as de la place pour les questions plus importantes du genre « qu’est-ce qu’on va manger ce soir ? ». J’ai jamais été une fashionista acharnée, mais depuis Marie Kondo et le minimalisme, j’ai considérablement simplifié ma garde-robe. À tel point que désormais, z’Homme ne m’offre plus de cadeaux mode mais des iAccessoires. Aussi chers qu’un carré Hermès mais nettement plus utiles.

Team Córdula

N’empêche, même si je joue pas pour la Team Córdula, ça m’a quand même fait un coup quand Louloute m’a dit qu’elle allait s’acheter des fringues sans moi : « non pas avec toi maman, sérieux, déjà que t’es … enfin plus trop… plus vraiment… pas jeune quoi … et en plus… pas très tu vois….branchée … mode … en même temps… je préfère y aller … avec une copine. » Notre conversations est hachée, comme si on passait sous une série de tunnels, parce qu’elle fait des snaps ou qu’elle répond en message vocal en même temps. Alors j’étais pas sûre qu’elle s’adressait bien à moi. Ou peut-être que je voulais pas y croire. Attends, hier encore je lui achetais des robes à pois avec des collants multicolores, ça va juste trop vite tout ça !

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Un cachalot dans une piscine

Bon, en même temps, il faut voir le verre à moitié plein : plus besoin de m’exposer aux odeurs d’aisselles dans les cabines d’essayage, plus besoin de lui donner mon avis qui lui sert à décider le contraire et plus besoin de porter des sacs qui me défoncent les bras. « Tu me donnes ta carte, maman ? ». Je lui tends un billet : « Même pas en rêve, tu te débrouilles avec ça… ». Z’Homme, avec la subtilité d’un cachalot dans une piscine, intervient : « Si tu veux, moi et ma carte de crédit on vient avec toi ma Louloute ». Et là, miracle, elle lève les yeux de son portable, son visage s’illumine comme si elle venait de rencontrer Jésus en personne, et elle répond … « ouais, c’est top ! » J’HALLUCINE ! Z’Homme se tourne vers moi, surpris par mon regard hostile : « C’est pas une bonne idée ? J’ai pas bien fait ? ». Je lui réponds : « Nan-nan, c’est cool, vas-y».

[Spoiler : quand une femme te dit ça, en réalité elle veut dire « mais bien sûr que c’est grave et tu vas me le payer ».]

Crédit photo : la talentueuse Mathou, à suivre ici : crayondhumeur.blogspot.fr et là : Facebook Mathou illustrations

Seule au monde – oh yeah !

seule au monde humour me by barbara

Tu sais ce qu’il y a de mieux qu’un z’Homme et des greffons qui tournent en orbite autour de moi ? La même constellation dans un autre univers – une autre gala-ski – quelque part ou ailleurs, pourvu que ça soit SANS MOI. Et que je sois un peu seule. Sérieusement, on n’a rien inventé de mieux depuis le pain en tranches.

Mais d’abord, commençons par l’épineux sujet des vacances scolaires. À l’Éducation Nationale, ils donnent plein de vacances à nos gosses. Ils sont comme ça, généreux jusqu’au bout. Tiens-toi bien : la France est le pays au monde à distribuer le plus de congés scolaires. Juste après la Grèce et la Bolivie. Vu comment ça s’est terminé pour eux, ça rassure pas. Mais surtout, qu’est-ce qu’on fait de nos gosses toute la journée, nous les gens de la « société civile », qu’on est pas des profs et qu’on n’a pas quatre mois de congés à poser dans l’année, hein, j’te l’demande ? Je parle quand même de millions de parents, là ! Et, comme dirait l’autre, tout le monde s’en fout. Je vais te dire, t’as en gros trois options : 1) Tu colles les greffons toute la journée devant la télé et tu leur interdis d’en parler, même plus tard à leur psy, 2) Tu les envoies au centre de loisirs. Ils reviendront peut-être avec des poux et des blessures, mais ils seront tellement claqués qu’ils en oublieront de râler pour aller au lit, 3) Tu les envoies chez mamie et ils deviendront incollables à Qui Veut Gagner des Millions.

Dans tous les cas, tu peux dire adieu à ta courbe de performance. Ils vont te ralentir ton rythme, te pourrir ton café du matin que tu prenais toute seule quand tout le monde s’était barré, te demander beaucoup plus souvent à manger parce qu’ils auront rien d’autre à faire, inviter des copains à la maison ce qui t’obligera à ranger la maison avant et après, aller chez des copains qui habitent en dehors des lignes de bus pour que tu fasses le taxi, et j’ai déjà dit qu’ils mangeront beaucoup plus souvent ? Je continue ?

Vacances de ski en famille

Je continue. Pour remédier à ce problème, certains parents pensent que c’est une bonne idée de partir en vacances de ski avec leurs enfants. Mouahahahahahaha. Je te donne un indice : les mots « vacances » et « enfants » sont dans la même phrase. Bien sûr, tu peux inscrire tes gosses aux cours de ski, de snowboard, de chien de traîneau et j’en passe. Au moins, tu pourras t’enfiler quelques verres de vin chaud en douce et filer au sauna pour finir enfin le magazine que t’a commencé l’année dernière. Et tant pis si ça te coûte ton PEL, on peut pas tout avoir dans la vie non plus.

Mais sérieusement, les vacances de ski en famille j’ai donné. Je peux te dire, par exemple, que pour éviter de creuser ton découvert tu seras tentée de débarquer avec ton stock de bouffe. Sinon, vu les prix de la supérette en station, tu vas passer au Régime Pâtes, dit « Demis Roussos ». Du coup, tu vas être obligée de faire du ski toute la journée pour éviter l’hyperglycémie. Dans tous les cas, tu vas te mettre à la popote. Ce qui va te faire un plaisir de ouf après une journée passée en plein air sur les pistes – ou pas. Surtout que les greffons ne vont pas très bien prendre le coup de la vaisselle après ledit repas et que tu peux t’attendre à un concert de râleries. Prévois aussi un budget pour racheter les gants, écharpes et autres sticks à lèvres qui seront oubliés aux toilettes ou perdus sur les pistes. Si tu tombes sur des enfants pénibles et des parents pas mieux, c’est que t’es en plein sur les vacances scolaires des Parisiens. Pas de chance. Pour y échapper, reste les Alpes suisses, mais là tu claques le PIB du Rwanda à la semaine. À toi de voir. Après, honnêtement, s’il y a de la neige et qu’il fait pas moins cinquante, ça peut laisser de bons souvenirs. La trace du masque sur le visage par exemple.

Débordement professionnel

Comprenant que, malgré ses supplications, je ne partirais pas « en vacances » cette année au motif officiel de débordement professionnel, z’Homme a décidé d’aller au ski avec Pioupiou. J’ai vite fait les maths : Louloute partait skier avec une copine et Le Grand était en internat. Je récupérais donc la maison pour moi toute seule. Pour éviter que cette idée de génie ne retombe comme un soufflé, je l’ai tout de suite encouragé – je me suis retenue de faire la danse du ventre mais l’esprit y était. J’ai marqué le calendrier d’une énorme croix rouge et j’ai allumé un cierge pour qu’ils se cassent rien avant de partir.

Sérieusement, dormir en diagonale dans le lit, laisser brûler les lumières dans toute la maison, laisser traîner aussi les miettes et les chaussures tant qu’à faire, ne jamais reboucher le tube de dentifrice et me lever le matin seulement si je veux : c’est pas un beau programme ça ? Ça va être dur de bosser, du coup.

Crédit photo : la talentueuse Mathou, à suivre ici : crayondhumeur.blogspot.fr et là : Facebook Mathou illustrations