Winter body un poil trop tôt

Winter Body Humour Me Barbara Reibel

Ce matin, quand je me suis regardée dans le miroir-mon-beau-miroir, j’ai constaté avec effroi que j’avais déjà épousé mon winter body. En plein automne. Et que si je ne faisais rien, cette union risquait vraiment de durer toute la vie.

On dirait que mon corps a enfilé sa petite doudoune bien capitonnée, avec un zeste de peau d’orange, en prévision des froides journées de l’hiver qu’a pas-encore-commencé-mais-ça-ne-saurait-tarder-on-n’est-jamais-trop-prudent. Cette sous-couche isolante serait tout à fait utile pour une expédition en chien de traineaux dans un coin bien inhospitalier de la planète, style Mouthe dans le Doubs, −37,2 °C le matin.

L’hypothermie pour maigrir

Oui mais non. Je suis en froid avec les températures négatives dont le seul véritable attrait à mes yeux reste la raclette. Roooo c’est bon, j’déconne. Sérieux, va falloir trouver quelque chose d’au moins aussi puissant que le froid polaire si je veux pas ressembler à un bloc de saindoux après les fêtes. Même le très fiable Femme Actuelle et son régime miracle de la semaine ont capitulé : dans le dernier numéro on ne parle plus que de verrines festives, sapin feuilleté à croquer, sélection des meilleurs bûches…. maigrir, c’est pas avant début janvier, en même temps que les soldes et les bonnes résolutions. Faudrait pas embrouiller le calendrier éditorial non plus.

Heureusement je peux toujours compter sur mes copines. C’est vrai que les régimes, ça nous connaît. Entre Montignac, Dukan, Atkins, la cure d’ananas et le bouillon de chou, on pourrait écrire des bancs d’essai à en faire pâlir d’envie la rédac de Cosmo. Au détour d’un p’tit déj entre filles, mes copines se lancent, toujours prêtes à voler à mon secours.

Banc d’essai des régimes, les vrais, ceux qui marchent

Juju, l’écolo-végé du groupe, me suggère une mono-diète à l’endive, légume local et de saison, quasi irréprochable avec son empreinte carbone proche de zéro. Comment lui dire, sans froisser sa fibre militante, que je ne suis pas fâne du chicon, comme ils disent dans le Norrrrd ? Amie des bêtes jusqu’à la plus modeste créature, Juju me propose aussi la stratégie du ténia, ce sympathique ver qui se loge dans tes intestins et te permet de manger tout ce que tu veux, à toute heure du jour et même de la nuit, sans prendre un gramme. Non merci, sans façons.

Caro a testé le régime Fridman. C’était il y a longtemps et elle en parle encore avec nostalgie. Intriguée, je veux en savoir plus : « En fait, m’explique-t-elle, c’est un peu un régime sans régime » Mais encore ? « en gros, faut sauter aucun repas, manger des aliments de qualité et pas se resservir et voilà ! ». Euh… ben c’est un peu ce que je fais déjà, non ? « Non, parce que là c’est un régime. » Comprends plus.

Greta a employé la méthode forte avec Atkins, dit le Terminator des glucides. « Ach, faut être motifffée. Pas de Zucker et pas de Kartoffel. C’est tur. Très très tur. » Même écouter Sugar Daddy c’est interdit. Si t’es prête à devenir la personne la plus pénible de la création et à cesser toute activité sociale, ce régime te tend les bras.  « Che t’ai pas tit, rajoute-t-elle,  y faut le faire touchours.»  Atkins, on sait quand ça commence…

Retour à la case départ

Gazou, ainsi nommée à cause de son physique de mannequin lingerie, avait eu le bon sens de la boucler jusque là. Mais elle n’y tient plus et balance de sa douce voix flutée de taille 34 : « Tu sais, on dit à nos filles qu’elles doivent s’aimer comme elles sont, alors si on chiale devant notre miroir … ». Rappelle-moi pourquoi c’est ma copine, celle-là ?

Cocotte, qui a toujours les pattes sur terre – c’est sa nature de gallinacée – enchaîne : « Si tu veux ressembler à Gazou, c’est mort. Et si tu te mets au régime, tu perdras péniblement 2-3 kg. Bon, je juge pas, ça peut être utile pour rentrer dans une robe de soirée. Mais après, faudra continuer à manger sainement tous les jours de ta misérable existence. C’est pas un peu la déprime, ça ? »

Pas faux. Bon allez, j’y réfléchis et je m’y mets demain, peut-être, mais c’est pas sûr.

 

PS : pour le plaisir, voici le tweet qui m’a inspiré ce billet, merci @TaniaKessaouti 😉

winter body tweet humour me barbara reibel

La digital mum débordée fait son come-back dans la Saison 3 et elle te veut dans son équipe !

Saison 3 - 52 nuances de vie Barbara Reibel

« Barbara Reibel balance les mots un peu comme un gentil venin qu’elle injecte avec légèreté, croustillance et malice. »
G. Mougel, L’Alsace

Ayé, amazon a donné le coup d’envoi de la Saison 3. Pas trop tôt. J’avais hâte d’éteindre mon Mac et de reprendre une vie normale. Oui enfin à peu près. Allez je rembobine pour toi, qui a attendu la suite avec tant de patience. Aheum.

Suspense

J’aime bien finir chaque saison en mode cliffhanger, ce moment de l’intrigue qui donne envie [DEL: de mettre fin à cette attente insoutenable :DEL] de lire la suite.

La scène finale a lieu généralement au moment où les protagonistes (nous) s’apprêtent à partir en vacances et le lecteur devine qu’ils vont vivre un tas d’aventures plus haletantes les unes que les autres. C’est alors que … (argggghhh) FIN.

Retour et avance rapide

La Saison 2 s’était achevée juste avant notre départ à z’Homme et moi au pays des lamas. J’insiste : sans Louloute (14 ans) et Pioupiou (8 ans), déportés en colo, et sans le Grand (19 ans), transformé en gardien de maison.

Cette Saison 3 démarre donc très fort : à bord d’un avion qui s’envole vers Lima. Après elle continue sur 52 chapitres, histoire de justifier le titre du livre.

Pour la faire courte : c’est l’histoire d’une femme qui cherche le bonheur dans le pré mais tombe sur un champ de mines. Entre un z’Homme définitivement ob(t)us, un Grand qui cherche encore le bouton du détonateur, une Louloute explosive et Pioupiou, véritable bombe à retardement, elle tente de colmater les brèches. Question : est-ce que ça va lui sauter à la figure ? Réponse : dans le livre.

Amuse-bouche

Rassure-toi, on va pas se quitter comme ça ! Je t’ai préparé quelques petites bouchées dont tu me diras des nouvelles. Et justement, à propos de nouvelles, n’oublie pas de me laisser un avis sur Amazon. Regarde plus bas, tu verras à quoi ça sert …..

Extraits saison 3 - 52 nuances de vie Barbara Reibel

Et voilà les avis dont je te parlais

Avis Saisons 1 et 2 - 52 nuances de vie Barbara ReibelAllez je te claque une bise et je te dis à très vite !
Barbara

52 nuances de vie Saison 3 : la story derrière la cover

Pauline Fayssaus et Barbara Reibel Couverture de 52 nuances de vie Saison 3

Tada ! Je te présente en exclu la couv de la Saison 3 et sa créatrice, Pauline Fayssaud*. Et le bouquin dans tout ça ? Il sera dans les bacs la semaine prochaine.

J’t’avais dit que c’était pour bientôt mais je te sentais sceptique. En même temps, on va pas se mentir, c’était pas gagné. Mine de rien, une photo à cinq, ça demande une certaine logistique. Déjà, il fallait trouver un moment où la météo était favorable, dans une saison où globalement elle l’est rarement. Deuzio, nos emplois du temps devaient coïncider si on voulait pas se retrouver à faire un photomontage de la mort.

Poser le cadre

Une fois le cadre (péniblement) posé, restait à se faire tirer le portrait ce qui, en termes de difficultés techniques, ressemble à faire poser une portée de chatons : y en a toujours un qui se sent absolument pas concerné. Bon là on a un peu contourné le problème en coupant les têtes. Figurativement. Mais j’ai failli tordre quelques cous. Littéralement. Parce qu’à cinq, pas besoin de se forcer pour faire foirer une photo.

Morceaux choisis

Z’Homme, inquiet pour son NIKON Reflex D 5300 qu’il a prêté pour la circonstance, pointe du doigt :
-« T’as bien fait la mise au point Pauline ? Tu vois les petits carrés qui s’affichent et tu attends le premier bip bip et ensuite … »
Pauline, éternellement polie, nous mitraille depuis cinq bonnes minutes :
-« Oui, j’y fais attention, ne t’inquiète pas. Tu peux descendre le bras ? ».

Le Grand, agacé, demande en s’étirant :
– « Y’en a pour longtemps ? C’est pas tout ça mais j’ai une game qui commence dans 10 minutes … »
Pauline, immuablement posée, change d’angle :
-« J’ai presque fini – tu peux arrêter de bailler et décroiser les jambes s’il te plaît ?»

Louloute, qui s’est levée y’a cinq minutes, fait la tronche :
– « T’es sûre qu’on voit pas ma tête ? J’ai pas encore fait mon masque et j’ai pas eu le temps de me lisser les cheveux, j’suis trop dègue »
Pauline, inaltérablement policée, lève les yeux de l’objectif :
– « Non on voit que les jambes. D’ailleurs tu pourrais enlever tes chaussettes ? »
– « Ah non, ça pas question ! J’ai pas fait mon vernis ! »

Pioupiou, qui a été arraché à la lecture de Harry Potter, boude :
-« Pourquoi je peux pas continuer à lire ? »
Moi, chroniquement excédée :
-« PASQUE. Et maintenant, on la ferme, on prend la pose et on regarde le petit oiseau qui va sortir ! »

*Pauline Fayssaud, Belle de France 2017, Instagrammeuse @p_fyssd

HBDI : quand l’expression « en voir de toutes les couleurs » prend tout son sens

hbdi herrmann humour me

Ce week-end, en cours de coaching, j’ai découvert un truc super sympa qui s’appelle le Hbdi. Comme ça, on dirait le nom d’un virus, mais en vrai ça veut dire Hermann Brain Dominance Instrument et ça parle des préférences cérébrales.

Bon alors comme je te sens moyen chaud sur ce genre de sujets – c’est pas une critique, hein, chacun son truc – je vais t’expliquer à quoi ça sert. Déjà, le HBDI t’aide à comprendre comment tu fonctionnes. Au cas où tu saurais pas encore. Du coup, tu apprends, bouche bée d’admiration, qu’il y a quatre grands modes de pensée et de fonctionnement préférentiel, avec un code-couleurs comme dans le métro, pour que tu te perdes pas : le créatif (en jaune), le communiquant (en rouge), l’organisateur (en vert) et l’analyste (en bleu). Par ricochet, ça t’aide aussi à mieux comprendre les autres.

Papy Herrmann chez les Nobels

Y a pas à dire, ça phosphore aux US, où Papy Herrmann nous a mis ce modèle au point. Entre nous, il devait quand même s’ennuyer ferme chez General Electric pour inventer un pareil bidule. Et comme il avait plein de salariés sous le coude pour tester sa théorie, il en a profité pour la peaufiner et la valider. Autant s’ennuyer utile.

Tout ça pour te dire que quand j’ai vu arriver le truc, j’ai pensé que ça allait encore être un de ces tests pour te faire perdre 10 minutes, du genre « Quel est ton animal totem ? » ou « Pour quel métier es-tu fait ? ». Mais notre Master Coach nous a expliqué que Herrmann l’avait joué fine en s’appuyant sur les travaux de Roger Sperry, Prix Nobel de médecine en 1981, pour élaborer son joli diagramme coloré. Restait plus qu’à savoir dans quel cadrant je me situais.

Où l’on apprend que je suis tricolore

Normalement tu dois répondre à un questionnaire long comme le bras, mais notre Master Coach et son regard laser m’ont disséquée, évaluée et classifiée en deux coups de cuillère à pot. Verdict : je suis une tricolore . Toutes les couleurs s’appliquent à moi sauf le bleu, en gros. Autrement dit, mon pauvre cerveau hésite sans cesse entre faire appel à l’imagination, à la méthode ou aux sentiments. Voilà qui explique mes court-circuits fréquents, parce que faire l’aller-retour entre toutes ces possibilités, ça te grille un paquet de neurones en chemin. D’autant que la ressource bleue (logique et analytique) étant en incapacité de travail dans mon cortex, c’est vachement handicapant pour faire des choix. À qui tu donnes la parole quand t’es au rayon pinard, hein ? Le jaune qui aimerait bien essayer un vin qu’il ne connait pas  ? Le rouge qui opterait plutôt pour un vin bio Demeter ? Ou le vert qui choisirait le même que la dernière fois ? Au final, c’est le verre de rouge qui l’emporte, il faut bien que jaunisse se passe.

Où l’on apprend que z’Homme est monochrome

Mais la grande révélation de ce cours pour moi, c’est que j’ai enfin compris le fonctionnement de z’Homme. Analytique, gestionnaire, factuel, orienté performance : contrairement à ce que j’ai longtemps cru, mon z’Homme a moi, il vient pas de Mars – la planète rouge – mais d’un univers bleu. Enfin tout s’explique, y compris sa passion pour le Grand Bleu ! 32 ans plus tard, la dynamique de notre couple m’est apparue comme la Sainte Vierge à Bernadette Soubirous : z’Homme est monochrome quand je suis tricolore. Il fonctionne en bleu quand je fonctionne en tout, sauf en bleu. Ça apporte un autre éclairage sur nos échanges.

Par exemple, quand je me suis inscrite à ce cours de coaching, je lui ai demandé :
– « Et si je le faisais, ce cours de coaching ?  » (jaune)
À quoi il a répondu :
– « Combien ça coûte ?  »
Comme il y a zéro bleu dans mon cerveau, je savais pas, alors j’ai botté en touche :
– « Tu sais, je vais comprendre des choses sur moi et faire des rencontres passionnantes » (rouge)
– « Et ça va te rapporter quoi ?»
– « Heu…je vais aussi apprendre des outils et des méthodes ? » (vert)
– « C’est bien joli tout ça, mais le retour sur investissement là-dedans ?»
– « Gné ?»

Maintenant au moins je sais qu’il n’y voit que du bleu. C’est pas de sa faute. Et ça m’aide à le comprendre. Même si ça répond pas à sa question.