Digital Detox spécial portable : la cure tech-free pour retrouver ta coolitude

digital detox téléphone portable

Si ton tél c’est un peu comme ton doudou, si tu as plusieurs discussions WhatsApp en cours et que tu textotes à table, c’est sûr, t’es accro au portable. Mais no stress, avec ma cure Digital Detox spécial phone, tu seras bientôt sur pied.

On évoquera les autres écrans prochainement, aujourd’hui, on parle seulement du phone. Oui parce que la tech-free attitude c’est la nouvelle coolitude, celle qui consiste par exemple à ne pas emmener ton tél [prononcer « telle »] partout où tu vas, même aux toilettes. Je sais que ça va te faire flipper, surtout au début, mais tu verras, on s’y habitue. Pour être franche, ça m’a fait vraiment bizarre la première fois que je me suis promenée dans la rue sans parler toute seule. Oui, enfin rhoooo dans mon oreillette, quoi. Maintenant, il m’arrive même de reconnaître les gens que je croise. Trop bien.

Bon, je te préviens tout de suite, ça va t’obliger à reprendre certaines bonnes vieilles habitudes, celles que t’avais perdues ou que t’as jamais connues. Comme par exemple, donner rendez-vous quelque part à une heure précise. Parce que « le premier arrivé appelle l’autre », ça va plus être possible. Il faudra aussi dire poliment « Bonjour comment ça va ? » à ton vis-à-vis plutôt que « T’es où ? » par habitude. Mais tu verras que ça vaut largement le coup parce qu’en contrepartie, tu gagneras plein d’heures de vie à ne plus chercher ton portable partout dans la maison. En bonus : tu te choperas pas non plus le cancer des ovaires (ou des testicules, c’est selon).

Variante : si le sevrage est trop violent, tu peux aussi mettre ton portable H24 en silencieux. À toi la devise : « La sonnerie est d’argent, le silence est d’or. » En plus, personne ne saura que t’as encore la sonnerie par défaut ou, pire, celle du générique d’Austin Powers que ton fils t’a mise en douce et que t’arrives plus à changer. Autre atout : quand tu vas écrire un texto, les touches feront plus bip-bip comme si tu te mettais au morse. Ça peut être pratique dans un train bondé. Plus de clic-clac non plus qui pourrait te trahir quand tu prendras une photo en douce.

Par contre, je préfère t’avertir, si tu veux empêcher les textos et autres notifications d’envahir ton écran chéri, il faudra aller bien au-delà du mur du son et mettre ton portable en mode avion. C’est ce que j’ai fait hélico quand, l’autre jour, tranquillement assise sur mon canap’ à zieuter mon fil d’actualité, je reçois un SMS de ma fille : « T’es où ? », je lui réponds : « Dans le salon, pourquoi ? ». Re-SMS de ma fille : « Tu peux m’apporter le chargeur ? Je suis dans ma chambre. »

Sinon, pour atteindre le vide sidéral, reste le bouton on/off du téléphone.

Facebook : le Grand Sevrage

facebook le grand sevrage

Ce matin, je suis retournée sur Facebook, après m’être déconnectée pendant exactement 6 semaines et 3 jours ! Je sais c’est fort, très fort. J’ai calculé que j’ai récupéré à peu près 45 heures de vie. Et ça, c’est encore plus fort.

L’histoire a commencé avec un défi. Le Grand m’a lancé un « t’es cap » de désinstaller Facebook pour les vacances. C’est le genre de pari débile que tu relèves dans un moment de gros stress, quand tu réalises que tu n’as pas encore commencé les valises et que l’avion décolle dans quelques heures. J’étais vraiment en brain-lag puisque j’ai pensé waïnot , quel meilleur moment en effet pour tenter un sevrage de Facebook ? Petit retour en arrière.

Au début, Facebook et moi, c’était une folle histoire d’amour. C’est vrai quoi : d’un clic je partageais mes photos de soirée mal cadrées et je likais les photos de profil, j’envoyais des pétitions pour sauver le gecko à queue feuillue, je n’oubliais plus jamais un anniversaire, je visionnais avec enthousiasme des caméra cachées et des photos de chats, je mesurais ma popularité au nombre de mes amis, c’était le bon vieux temps.

Et puis, à un moment donné, quelque part entre les tout premiers milliers d’utilisateurs et les deux milliards d’aujourd’hui, l’histoire d’amour s’est essoufflée. Je veux pas faire ma blasée, mais quand tu vois défiler des millions de photos de vacances en famille, de week-ends en amoureux ou de virées entre potes, y a un moment où t’as une impression de déjà-vu. Et puis quand ta copine poste, toute excitée, la photo de sa première tarte Tatin réussie, t’as aussi du mal à retrouver l’élan du début, celui qui te faisait liker, commenter et partager tout ce qui bouge. D’ailleurs, tu remarques même plus tes amis qui passent de « en couple » à « c’est compliqué ». Bref, le côté Club de tricot de Facebook a commencé à me peser lourd, très lourd.

Bon, pour autant je n’ai pas commis de geste trop impulsif, pas de suicide 2.0, j’ai continué à passer du temps avec Facebook. C’est que j’étais atteinte sans le savoir du syndrome du FOMO, « fear of missing out » ou « peur de louper quelque chose », l’information du siècle ou le message le plus important de ma vie. Ce léger trouble mental qui n’est pas encore répertorié dans le manuel des psy m’a exposé au grand déballage des extrémistes de Facebook :

  • les futures mamans qui photographient leur test de grossesse – des fois qu’on les traiterait de mythos,
  • les jeunes mamans qui nous parlent de leur accouchement douloureux – c’est généralement les mêmes neuf mois plus tard,
  • les complotistes persuadés qu’on ne nous dit pas tout et que Macron fait partie des Illuminati – c’est même eux qui l’auraient mis au pouvoir,
  • les photomontages improbables – #RetirezLeurPhotoshop ,
  • les jeunes qui commentent uniquement à coup d’émojis – déjà qu’y savent pas écrire …

… sans compter les hoax, les fakes, les chaînes à ne briser sous aucun prétexte sinon leurs auteurs ne répondent plus de rien, …

Non, vraiment, Facebook n’était plus ce compagnon idéal que j’avais imaginé. C’était devenu un pervers narcissique, un monstre suceur de temps. Pour me sortir de ce mauvais pas, plusieurs scénarios s’offraient à moi :

  • Le plus radical, le Pavlov Poke, un système conçu par deux étudiants du MIT qui t’envoie une décharge électrique à chaque fois que tu cliques sur l’onglet Facebook. Méthode choc mais pas chic, la pichenette pavlovienne me fichait un peu la trouille.
  • Le plus virtuel, Facecorette, un pseudo-patch de sevrage, discret et indolore, qui t’apprend à limiter tes connexions de manière progressive. Malheureusement, il n’était pas encore en vente, même pas sur télé-achat.
  • Le plus neutre, se passer de Facebook pendant un certain temps.
    C’est finalement le scénario que j’ai choisi.

Et c’est ainsi que j’ai passé toutes mes vacances et même la rentrée sans ouvrir une seule fois Facebook, c’est grave Docteur ? Et la preuve que je me suis complètement désamourachée du réseau, c’est que je n’ai toujours pas répondu aux 17 invitations et aux 99 notifications qui m’attendent encore. Finalement, c’est peut-être quand même un peu grave, non ? Les Rita Mitsouko avaient raison : les histoires d’amour finissent mal, en général.

 

Coup de pompe et pneu crevé

pneu crevé humour me by barbara

Quand tu te prends un trottoir en voiture et que ça fait boum, tu pries pour que ton pneu manque pas d’air. Mais le ciel est gonflé, c’est bien connu, ou se fiche pas mal de tes pneus, c’est bien possible. Ou alors il a un gros coup de pompe.

Quand tu te dis que c’est trop injuste, t’étais même pas en train d’écrire un SMS en roulant.

Quand tu te dis que c’est VRAIMENT trop injuste – les ingénieurs des Ponts et Chaussée ont fait une boulette et c’est toi qui trinques.

Quand tu te dis que non-non, ce bruit sourd n’est pas celui du pneu qui se dégonfle.

Quant tu persistes à penser que si-si, la voiture qui penche à droite, c’est une illusion d’optique.

Quand l’autosuggestion a atteint ses limites et que tu ne peux plus ignorer le clac-clac-clac du pneu en charpie.

Quand tu finis par appeler Mondial Assistance et que tu réalises que t’as pas d’assistance, en fait, sur ton contrat – z’Homme a merdé grave sur ce coup là.

Quand tu roules deux kilomètres de plus sur la jante pour arriver au prochain garage qui est fermé, en fait, parce qu’il est déjà midi – et comment ça peut dépanner les gens si ça fait une pause-déjeuner un garagiste, hein ?

Quand le susnommé garagiste t’informe que non, en fait, tu n’as pas de roue de secours – et que la bombe anti-crevaison ne marche qu’en cas de dégâts mineurs.

Quand le même garagiste te pose un pneu temporaire, en fait, celui qu’il a en stock – et qui coûte seulement 109 boules, on dit merci qui ?

Quand tout ça t’arrive consécutivement : cherche pas, t’as rencontré la Loi de Murphy, celle de la vexation universelle. Juste pour te rappeler que les vacances sont bel et bien terminées. Au cas où t’aurais pas remarqué.