Les joyeuses colonies de vacances

colonies de vacances

colonies de vacancesCette année, pour se promener en paix à plus de 4000 mètres d’altitude, z’Homme et moi on a casé piou-piou et la pré-ado en colo. Tout contents d’être enfin entre adultes. Et aussi un peu – mais pas longtemps – tristes à l’idée de les voir partir.

Séquence euphorie d’abord : je me suis dit qu’on allait revivre notre vie d’avant, en couple, sans greffons qui te fatiguent parce qu’ils ont constamment faim, soif, sommeil, ou préfèrent passer leurs vacances devant une Wii que dans un pays où la connexion internet n’est pas garantie.

Séquence lucidité ensuite : j’ai réalisé qu’il fallait préparer leurs bagages. Avec un tout petit détail technique : TOUS les vêtements et accessoires doivent être marqués au nom des greffons. Le trousseau officiel (sous-titrage : minimum vital à emporter) contient 12 slips, 12 paires de chaussettes, 10 t-shirts, 3 pantalons, 5 shorts, maillots de bains, k-way, serviettes, draps de plage, nécessaire de toilette, chaussures, déguisements, etc. Le trousseau inofficiel est plus étendu, celui de mon ado est carrément vaste.
J’ai demandé à z’Homme s’il voulait bien m’aider à tout marquer au feutre. Devant son manque flagrant d’enthousiasme, et pas sûre de gérer toute seule le marquage à la main de plus de 200 articles, j’ai commandé les fameuses étiquettes thermocollantes, celles que tu appliques 5 secondes sur le vêtement, fer chaud. De deux maux, il faut choisir le moindre. Et je m’y suis mise. Le fer à repasser, devenu mon meilleur pote, s’est installé à demeure sur la table de la salle à manger. C’était un peu Bagdad pendant quelques jours, il fallait se frayer un passage entre les piles de vêtements marqués et tous les autres en attente. Mais ça ne dérangeait que z’Homme qui ne pouvait pas passer la serpillère comme il voulait. Il m’a d’ailleurs encouragé à sa façon : « Tu verras, ça va super vite avec le fer. Quand je pense que ma mère cousait toutes les étiquettes ça c’était du boulot. »

Séquence émotion pour finir : j’ai bouclé les bagages à l’ancienne (en m’asseyant dessus), je leur ai préparé leur petit sac à dos pour le voyage comme il fallait, avec les sandwiches et l’argent de poche, je leur ai rappelé toutes les consignes supra importantes qu’on ne peut pas s’empêcher de donner quand on devient parents (tu seras sage, hein, pas de bêtises ? Tu penseras à écrire à tata germaine ?) et j’ai eu les yeux humides. Un peu. Jusqu’à ce que je me souvienne que j’avais d’autres bagages à préparer : les miens.